Les trames

Les trames sont des réseaux écologiques servant à définir des zones à restaurer et à préserver pour permettre le développement et le déplacement de la biodiversité. Ce sont des outils d’aménagement du territoire permettent de s’assurer de la continuité et de la connectivité des corridors écologiques.

Ces trames doivent être considérés à plusieurs échelles de temps selon les mois de l’année, les heures de la journée, etc mais aussi à différentes échelles de l’espace : air, surface et sol.

Les trois compartiments de l’espaces : air, surface, sol.
© Romain Sordello

Les différentes trames

  • La trame verte

Elle correspond à tout ou partie des espaces protégés ainsi que les espaces naturels importants pour la préservation de la biodiversité.

  • La trame bleue

Elle correspond aux cours d’eau, aux parties de cours d’eau ou aux canaux, au tout ou partie des zones humides.

La Trame Verte & Bleue (TVB) est une compilation de sous-réseaux éccologiques appelés « sous-trames ».
© SRCE Basse-Normandie (d’après IRSTEA 2010).
  • La trame brune

Elle correspond à la continuité des sols et à leur intégrité physique, chimique et biologiques.

  • La trame noire

Elle correspond aux corridors écologiques caractérisés par une certaine obscurité et empruntés par les espèces nocturnes. (voir La pollution lumineuse)

  • La trame blanche

Elle correspond aux corridors écologiques caractérisés par une certaine quiétude et absence de bruit. (voir La pollution sonore)

A quoi servent ces trames ?

Le but est d’enrayer la perte de la biodiversité en la considérant sur une large échelle spatiale.

7 objectifs prioritaires ont donc été définis :

  • Réduire la fragmentation et la vulnérabilité des habitats naturels et habitats d’espèces
  • Identifier, cartographier et relier par des corridors écologiques les espaces importants pour la préservation de la biodiversité
  • Atteindre ou conserver le « bon état écologique » ou le « bon potentiel » des eaux de surface
  • Prendre en compte la biologie des espèces migratrices
  • Permettre et faciliter les échanges génétiques nécessaires à la survie des espèces sauvages
  • Améliorer la qualité et la diversité des paysages
  • Permettre et faciliter le déplacement des « aires de répartition » des espèces sauvages et des habitats naturels, face au changement climatique

Après avoir identifier les fonctionnements écologiques et les causes de fragmentation écologiques, le territoire pourra ensuite définir les actions à mettre en place pour répondre aux objectifs des trames.


Dans l’Axe 3 du plan biodiversité, paru le 4 juillet 2018, l’objectif 3.1 est de créer de nouvelles aires protégées et conforter le réseau écologique dans le territoire :

Les aires protégées constituent des réservoirs importants pour la biodiversité. L’extension de ce réseau est un levier pour préserver la biodiversité, notamment les espèces et les écosystèmes les plus fragiles ou ceux qui sont menacés. Par ailleurs, la création de nouveaux espaces protégés contribue à la mise en place d’un réseau écologique (ou trame verte et bleue) sur le territoire national.

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