Les auxiliaires de culture

Qu’est-ce qu’un auxiliaire de culture ?

Un organisme auxiliaire de culture est un organisme antagoniste à un organisme non-désiré car il a un impact négatif sur la culture. Les pollinisateurs, les organismes du sol et les plantes associées sont parfois également classés dans les auxiliaires de culture.

Ces organismes sont naturellement présents dans l’environnement et s’installent dans des milieux favorables, notamment si leur organisme cible est présent. Cependant certaines conditions liées à l’activité humaine empêchent parfois sa présence et diminuent grandement son efficacité.

Son absence crée un déséquilibre favorisant les organismes non-désirés, ce qui entraîne l’utilisation de produits phytosanitaires pour tenter de limiter leur impact sur la culture.


Qui sont les auxiliaires de culture ?

Les auxiliaires de culture peuvent être tous types d’organisme :

  • des insectes : La célèbre coccinelle consomme entre 50 et 70 proies par jour.
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    des mammifères : La Chauve-souris consomme plus de 3000 insectes par nuit.
  • des oiseaux : Un couple de Mésanges bleues peut consommer environ 10 000 chenilles par ans.
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  • des reptiles : Les serpents consomment de nombreux rongeurs.
  • des amphibiens : Les grenouilles consomment de nombreux insectes.
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  • des micro-organismes (virus, bactéries, champignons, protozoaires) : Certains virus sont pathogènes d’insectes.
  • des nématodes : Il existe de nombreux nématodes qui peuvent prédateurs de limaces ou de certains papillons.
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  • des arthropodes prédateurs ou parasitoïdes : Les acariens parasitent certains ravageurs.
  • des arachnides : Les araignées sont de redoutables prédatrices généralistes, leur toile peut capturer jusqu’à 1000 pucerons ailés.
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  • des plantes : La ciboulette éloigne la mouche de la carotte et repousse les pucerons.

Comment favoriser la présence d’auxiliaires de culture ?

Les auxiliaires de culture sont parfois directement importés sur site afin de pratiquer « la lutte biologique ». Néanmoins cette pratique peut-être dangereuse ou contre-productive (voire article : L’anti-lutte biologique).

La meilleure solution pour attirer les auxiliaires de culture est d’installer un milieu favorable à leur développement.

Limiter les interventions dans le milieu

Les traitements chimiques, biologiques ou mécaniques fragilisent les espèces et l’équilibre de l’écosystème. Limiter les intrants permet de laisser le temps à la nature de s’équilibrer seul et à terme d’être efficace dans la lutte contre les ravageurs de culture.

Les labours profonds sont la cause d’un fort appauvrissement des sols car il dérange voir détruit la vie microbienne et les insectes souterrains.

Diversifier les milieux

Si les milieux sont diversifiés, ils seront riches en espèces animales et végétales. Cette biodiversité permettra un équilibre efficace et surtout résiliant empêchant l’installation d’une espèce ravageuse.

La monoculture est aussi à éviter. La présence d’une seule espèce la rend plus vulnérable aux attaques de ravageurs. Multiplier les plantes cultivées permet de protéger la culture principale tout en conservant un bon rendement.

Les haies, les bandes enherbées ou fleuries aux abords ou dans les champs permettent d’apporter un refuge et une source d’alimentation pour la biodiversité. Elle est alors présente au plus près des ravageurs de culture.


Les auxiliaires sont de précieux alliés pour s’assurer des cultures en bonne santé et avec un fort rendement. Cependant en déséquilibrant les milieux, ils n’ont plus été aussi efficace. Des solutions ont alors été trouvées pour les remplacer, ce qui les a fait encore plus disparaître. Désormais il faut casser cette spirale si on ne veut pas qu’ils disparaissent complètement, nous rendant alors plus vulnérables aux ravageurs des cultures.

Dans son jardin, il est aussi possible de favoriser la présence de ces insectes pour cultiver son potager ou protéger ses plantes d’ornement. Il suffit de mettre en place des éco-gestes simples et de respecter les mêmes principes que pour la culture de plein champs. Il est aussi possible de fabriquer des refuges ou d’apporter ponctuellement de la nourriture afin de compenser les pertes dans le milieu environnant.

Il faut du temps pour restaurer les écosystèmes et il nous faudra de la patience pour laisser l’équilibre se reconstituer.

En tant que conseillère en biodiversité, je propose des diagnostics écologiques globaux ou uniquement sur les auxiliaires de culture, notamment les insectes. Si vous souhaitez favoriser le développement de ces insectes, n’hésitez pas à me contacter.

Crédit photo : Hans Braxmeier from Pixabay 
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