La pollution sonore

Tout comme la pollution lumineuse, la pollution sonore a aussi de multiples impacts négatifs sur la biodiversité animale et végétale.

La pollution n’a pas d’impact uniquement que sur la biodiversité sauvage mais également sur la faune domestique et sur la santé humaine. Elle affecte physiquement et psychologiquement tout individu qui y est soumis régulièrement. Elle entraîne du stress, des troubles du sommeil, des effets négatifs sur le système cardio-vasculaire, immunitaire et endocrinien et des conséquences néfaste sur la santé mentale. Sans parler de son impact nocif pour l’audition.


Les impacts négatifs sur la faune :

  • La perte de moyen de communication

Les bruits propagés et répétés gênent grandement la communication acoustique des animaux. Leurs activités et leur comportement se retrouvent alors perturbés voire modifiés.

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Exemples :

Les oiseaux utilisent leur chant pour communiquer. Il doit alors s’adapter en devenant plus aigu, plus court ou plus souvent répété. Sa structure est modifiée et son intensité augmente. Les phases de chant sont également perturbées et décalées dans la journée. Cette capacité d’adaptation du chant n’est malheureusement pas présente chez toutes les espèces, ce qui devient un facteur de réduction de la biodiversité.

Les mammifères marins tels que les baleines grises, utilisent les ondes sonores pour communiquer et se retrouver entre-eux. Leur reproduction se retrouve donc grandement gênées par les bruits émis sous l’eau par l’industrie pétrolière ou les sous-marins militaires par exemple.

  • La perte de moyen de repérage
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Certaines espèces utilisent les ondes sonores comme un sonar afin de se repérer dans l’espace. Celles dues à l’activité humaine peut donc être une source de perturbation pour ces espèces.

Exemples : Les cétacés peuvent être désorientés et sont retrouvés échoués sur les plages.

  • La modification des aires de répartition

Nombreuses espèces fuient les zones bruyantes car le bruit les empêche non seulement de communiquer mais perturbe également leur prédation ou leur capacité à fuir les prédateurs. Ces zones se retrouvent alors déséquilibrées et la biodiversité diminue.

Exemple : Les chauves-souris ont plus de mal à repérer leurs proies avec les ultrasons lorsqu’il y a du bruit. Ils se trouvent obligés de quitter ces zones pour trouver de quoi s’alimenter ou d’intensifier leur chasse sur des plus petites surfaces. Les proies subissent donc des pressions de prédation plus faible ou plus forte selon le bruit, ce qui va fortement perturber le milieu.

  • La perturbation de leurs activités

La présence de pollution sonore va générer un stress chez de nombreuses espèces les empêchant de conserver une activité normale. Les proies vont plus guetter la présence de prédateurs ce qui va perturber leur alimentation ou celui de leur progéniture. Ils vont également être moins capables de repérer des éléments naturels comme des sources d’eau.

Exemple : Les mésanges charbonnière vont passer plus de temps à guetter la présence de prédateurs qu’à se nourrir dans des milieux bruyants.

Les impacts négatifs sur la flore :

  • La diminution de la pollinisation

Les zones bruyantes étant fuis par de nombreuses espèces pollinisatrices, les fleurs qui y sont présentes sont beaucoup moins visiter par les pollinisateurs. Le taux de pollinisation est donc beaucoup plus faible dans ces zones.

  • La diminution de la dispersion des graines

Nombreuses plantes ont besoin d’animaux, notamment les oiseaux, pour se reproduire et disperser leurs graines. Certaines plantes en zone bruyante se voient donc moins visiter par ces animaux et leurs graines sont donc moins dispersées.

La dissémination des graines est responsable de la structure du paysage ainsi que du brassage génétique des plantes.


Le bruit engendré par l’activité humaine sur terre peut s’entendre même au cœur des grands parcs naturels aux Etats-Unis. L’intensité sonore est entre 3 à 10 décibels au-dessus de la normale.

La pollution sonore est souvent perçue comme un problème urbain mais l’expansion de l’urbanisation, des réseaux de transports et de l’activité humaine emmène le bruit jusque dans les espaces protégés. Celui qui est généré par la route par exemple peut affecter les oiseaux jusqu’à 1,5 km aux alentours.

Chacun de nous peut contribuer à la diminution de cette pollution en limitant les bruits provoqués par nos activités, en utilisant des objets moins bruyants par exemple ou en utilisant des systèmes insonorisants.

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Crédit photo : Vilseskogen on Visual Hunt / CC BY-NC
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