La vie du sol

La biodiversité présente dans le sol participe à sa fertilité, à la qualité de notre alimentation et de l’eau et à la pureté de l’air.

Cette biodiversité est menacée par l’activité humaine et les changement globaux. L’érosion, la diminution des teneurs en matières organiques, les pollutions locales et diffuses, le tassement, l’acidification, l’imperméabilisation et la salinisation des sols sont autant de pressions qui ont un fort impact négatif sur la vie du sol.


Qui vit dans le sol ?

La biodiversité du sol comprend l’ensemble des formes de vie qui présentent au moins un stade actif de leur cycle biologique dans le sol.

Les organismes du sol sont divisés en plusieurs catégories :

  • la mégafaune : les taupes, les crapauds, les serpents, …
  • la macrofaune : les vers de terre, les carabes, les termites, les fourmis, les larves d’insecte, …
  • la mésofaune : les acariens, les collemboles, …
  • la microfaune : les protozoaires, les nématodes, les bactéries, les champignons, les algues, …

La plupart des espèces se retrouve dans les 2-3 premiers centimètres de sol où les concentrations en matières organiques et en racines sont les plus élevées.

Le sol est un habitat complexe et hétérogène qui comprend de nombreux espaces diversifié et des plusieurs formes de ressources nutritives co-existent.

Quels sont leurs rôles ?

Cette biodiversité assure plusieurs fonctions dans le sol et dans les écosystèmes. Les organismes, en plus d’être regroupés par taille, peuvent aussi être regroupés par rôle :

  • Les architectes : renouvellent la structure du sol, créent des habitats et régulent la distribution spatiale des ressources en matières organiques et en eau. Exemple : les vers de terre, les termites, les fourmis, …
  • Les régulateurs : contrôlent la dynamique et l’activité des populations de microorganismes du sol. Exemple : nématodes, collemboles, acariens, …
  • Les chimistes : assurent la décomposition de la matière organique en éléments nutritifs facilement assimilable par les plantes ainsi que celle des polluants organiques. Exemple : bactéries, champignons microscopiques, …

Ces différentes fonctions endossées par les différents organismes du sol leur permet de remplir divers rôles dans son fonctionnement :

  • La fertilité du sol

Les organismes du sol sont indirectement responsable de la qualité et de l’abondance de la production végétale en renouvelant la structure du sol, en permettant la décomposition des matières organiques et en facilitant l’assimilation des nutriments minéraux disponibles pour les plantes

  • La protection des culture

La biodiversité du sol se régule d’elle-même et la présence d’une grande variété d’organismes permet de s’assurer la présence des ennemis naturel aux maladies des cultures.

  • La régulation du cycle de l’eau et la lutte contre l’érosion des sols

Les organismes agissant sur la structure du sol favorise l’infiltration de l’eau dans le sol en augmentant la perméabilité des horizons de surface.

  • La décontamination des eaux et des sols

Les microorganismes ont la capacité d’immobiliser et de dégrader les polluants.

  • La santé humaine

Les organismes du sol sont le réservoir le plus important de ressources génétiques et chimique indispensable pour le développement de nouveaux produits pharmaceutiques.

Exemples de pratiques favorables à la biodiversité du sol

  • Augmenter la teneur en matière organique du sol

Apporter ou maintenir de la matière organique améliorer la structure du sol, augmente la capacité de rétention de l’eau et des nutriments, protège le sol contre l’érosion et le tassement et soutient le développement d’une communauté saine d’organismes.

Exemples : Le maintien des résidus de culture à la surface du sol, les rotations incluant des plantes à fort taux de résidus, les systèmes avec peu ou pas de labour, l’épandage de compost, …

  • Limiter les intrants et la contamination des sols

Utiliser des pesticides et des fertilisants peut nuire aux organismes du sol. De plus des contaminations volontaires (le cuivre de la bouillie bordelaise) ou involontaires (le cadmium dans les engrais, le mercure dans les boues d’épuration, le zinc dans les lisiers) peuvent avoir lieu et favoriser ou défavoriser certains organismes entraînant du modification de la biodiversité et de son équilibre.

  • Prévenir le tassement du sol

Passer avec des engins, en particulier sur sol mouillé, favorise le tassement du sol et diminue les quantités d’air, d’eau et d’espaces disponibles pour les racines et les organismes.

La prévention est indispensable car la remédiation est difficile voire impossible.

Exemples : L’utilisation de pneus basse pression, la réduction du nombre de passage, …

  • Réduire le risque d’érosion

Mettre une couverture végétale ou de résidus de cultures protège le sol de l’érosion, fournit des habitats pour les organismes et peut améliorer la disponibilité en eau et nutriments.


La qualité d’un sol passe en grande partie par la qualité de la vie qu’il contient. Il est primordiale de protéger et de conserver cette qualité non seulement pour notre avenir alimentaire mais aussi pour toutes les activités nécessitant des matières premières organiques.

En tant que conseillère en biodiversité, je propose des diagnostics écologiques globaux ou uniquement sur la vie du sol. Si vous souhaitez favoriser le développement de ces organismes, n’hésitez pas à me contacter.

Crédit photo : Natfot on pixabay
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