Les éco-gestes du quotidien

Au quotidien, il est possible d’adopter des éco-gestes qui vont limiter notre impact négatif sur la biodiversité, voire même la favoriser.

Tout comme les éco-gestes du jardin, ceux-ci suivent la séquence « éviter, réduire, compenser« . Cette séquence permet de remettre en question nos actions et de trouver des solutions concrètes plus écologiques.


Ne rien jeter dans la nature

Nos déchets ou tout autres objets créés par l’homme qui se retrouvent dans la nature peuvent être des pièges mortels pour la faune. Ils peuvent aussi être ingérés et être toxique ou causer des dommages à l’intérieur de l’animal.

Rien de ce qui est naturellement présent à un endroit ne doit y être jeté. C’est valable également pour les déchets organiques. La présence d’une peau de banane ou d’orange là où il n’y a ni bananier ni oranger peut causer des dommages. Un écosystème est adapté à un type d’environnement et il est finement équilibré. La présence d’un élément étranger peut venir troubler cet équilibre et le rendre dysfonctionnant. De plus il peut aussi être ingéré par un animal et causer des dommages sur sa santé voire être mortel.

Ne pas lutter contre les insectes

La lutte chimique ou biologique contre les insectes sont de grands perturbateurs du milieu. Le meilleur moyen de limiter l’action négative des insectes ravageurs sur notre jardin, notre potager ou même nos bâtiments est de créer un environnement propice à la présence des prédateurs de ces ravageurs. Cette solution est plus longue et plus complexe à mettre en place mais une fois installée, elle est plus durable et plus rentable.

L’utilisation de piège à insectes est aussi un moyen de lutte à court terme contre les insectes non désirés. De plus si ces pièges sont non sélectifs, ils peuvent être contre-productifs en supprimant la prédation ou la concurrence des insectes ravageurs.

Pour limiter la présence d’insectes dans les habitations, on peut commencer par limiter au maximum les environnements propices à leur développement : absence de source de nourriture, absence de milieu humide, etc. Il existe aussi des méthodes pour les repousser sans les détruire. Il est possible aussi de tolérer la présence de certains animaux prédateurs comme les araignées pour les mouches par exemple. Enfin si l’utilisation d’une lutte chimique est inévitable, assurer vous de limiter au maximum son utilisation et de respecter les conditions d’utilisation.

Éteindre les lumières

La lumière artificielle nocturne entraîne de la pollution lumineuse qui perturbe fortement l’écosystème. Éteindre les lumières extérieures et limiter les lumières intérieures permet de réduire au maximum cette perturbation.

Les phares des voitures sont aussi la cause d’un grand nombre d’accidents mortels d’animaux. Ceux-ci se retrouvent piégés dans la lumière qui les fige ou les éblouisse, ce qui rend l’impact inévitable. Limiter les trajets de nuit et les pleins phares et conduire à vitesse raisonnée permettrait de diminuer les collisions avec des animaux.

Exemple : La chouette effraie se trouve figée par la lumière des phares des véhicules sur les routes et entre fréquemment en collision avec les voitures. C’est la première cause de mortalité de cette espèce en France.

Ne pas faire de bruit

Le développement des activités humaines entraîne de nombreuses nuisances sonores pouvant perturber la faune et même la flore. Tout comme la lumière, le bruit peut interférer avec leurs activités et leur nuire. C’est également une source de stress important qui peuvent les rendre plus vulnérables.

Limiter le bruit extérieur et intérieur permet de diminuer les perturbations sur l’environnement, notamment la nuit. Une bonne isolation phonique des bâtiments est un bon moyen d’y parvenir.

Il est possible aussi de remplacer les objets bruyants par d’autres objets plus silencieux. L’utilisation d’objet non motorisé par exemple ou avec une isolation phonique.

Par exemple : utiliser un mixeur manuel plutôt qu’électrique ou un tondeuse manuelle plutôt qu’un tracteur-tondeuse.

Limiter les trajets en voiture

La voiture est un moyen de transport responsable de la mort de nombreux animaux sur les routes. Ce phénomène est dû au grand nombre de voitures et qu’il est difficile pour une voiture d’éviter un animal sur son passage. Comme on l’a vu plus haut, ce phénomène est majoré la nuit à cause des phares.

De plus la voiture est une source de bruit, limiter son utilisation permettrait aussi de réduire la pollution sonore.

Remplacer la voiture n’est pas toujours évident mais quand c’est possible, il serait préférable d’utiliser les transports en commun ou d’autres véhicules moins dangereux pour la faune comme le vélo.

Bonus : adopter une conduite responsable permet aussi de rendre possible l’évitement de certaines collisions : réduire sa vitesse, être attentif à la route et à ses abords, …

Fabriquer des objets

Dans un milieu perturbé par l’activité humaine, certains éléments indispensables à la survie animale peut venir à manquer. Il est alors possible de compenser cette absence en les apportant soi-même.

Ces éléments peuvent être des sources de refuges et de reproduction comme des hôtels à insectes ou de nourriture comme les mangeoires à oiseaux.

Attention tout de même à bien répondre aux besoins et aux caractéristiques de l’animal pour ne pas lui nuire.

Contrôler ses animaux domestiques

Les animaux domestiques peuvent avoir des impacts négatifs sur la faune sauvage. Ils peuvent être des prédateurs ou des concurrents pour la nourriture. Ils peuvent aussi tout simplement perturber leurs activités.

Pour limiter leurs impacts sur l’écosystème et en respectant leurs propres besoins et caractéristiques, il est nécessaire de contrôler les activités de votre animal. Assurer vous que votre animal a toujours suffisamment de nourriture, ça limitera son activité de prédation. Vous pouvez par exemple restreindre ses déplacements à une zone ou lui faire porter des objets réduisant ses talents de prédations (un collier aux couleurs vives pour les chats par exemple).

Il est également préférable de limiter le nombre d’animaux domestiques que vous possédez, notamment si ces animaux ne sont pas présents naturellement dans votre environnement. Il est aussi indispensable de s’assurer que votre animal domestique de fait pas partie de la liste des espèces exotiques envahissantes.

Contrôler ses plantes domestiques

Les plantes domestiques peuvent elles-aussi venir perturber la flore sauvage. Elles rentrent également en concurrence pour la nourriture, le soleil, l’eau, les pollinisateurs … Et elles peuvent également perturber les activités des autres plantes ou des animaux.

De la même façon que pour les animaux, il est conseillé de limiter l’implantation de plantes qui ne sont pas présentes naturellement dans l’environnement et de s’assurer qu’elles ne font pas partie de la liste des espèces exotiques envahissantes.


Adopter ses quelques gestes, un bon moyen de limiter notre impact direct sur la biodiversité. Cependant il est aussi important de limiter notre impact indirect sur la biodiversité en ne détruisant pas l’environnement par nos activités.

Il est possible d’agir pour la biodiversité en donnant de son temps aux associations et aux actions en faveur de la biodiversité. Toutes les actions négatives ont un impact mais toutes les actions positives aussi.

Crédit photo : Image by Lifeforge on Pixabay
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