Les éco-gestes du jardin

Adopter des éco-gestes dans son jardin permet d’agir soi-même pour la biodiversité. L’objectif est de ne pas lui nuire voire même de la favoriser.

Ces éco-gestes suivent la séquence « Eviter, Réduire, Compenser » afin d’entretenir durablement votre jardin. Ce sont des gestes faciles à mettre en place mais indispensables pour la biodiversité de votre jardin.


Désherber à l’eau bouillante

Aucun pesticide n’est écologique et tous seront bientôt interdits en France dans les jardins des particuliers.

Pour cultiver un jardin sans produit chimique, il ne reste plus qu’à désherber à la main en s’aidant d’eau bouillante pour détruire les racines des adventices*.

*Adventices : plantes non désirées

Ne pas lutter contre les espèces animales non-désirées

Pratiquer la lutte chimique (usage de pesticide) ou même la lutte biologique (introduction d’une espèces prédatrices) est une solution à courte terme et finalement contre-productrice. Certes l’espèce non-désirée disparaît un temps mais elle finit par réapparaître et en plus grand nombre.

En luttant contre ces espèces, on retire la source d’alimentation de leurs prédateurs naturellement présents et qui donc disparaissent aussi. Lorsque que l’espèce non-désirée revient, elle n’a donc plus de prédateurs naturels présents pour vous en débarrasser.

Il existe d’autres moyens de limiter les espèces indésirables comme en associant des plantes répulsives ou plus attirantes.

Planter des végétaux pour rafraîchir la maison

Devant les baies vitrées, les fenêtres ou au-dessus des portes, vous pouvez planter des végétaux à feuilles caduques qui vous apporteront de l’ombre et de la fraîcheur l’été mais qui ne masqueront pas le soleil l’hiver.

Il existe de multiples possibilités : un arbre, une haie, un rideau de canisse, de bambous, une pergola couverte de vigne, …

Planter des espèces locales

Les plantes locales sont adaptées aux espèces animales locales. Ces plantes leur apportent nourriture, abri, lieu de reproduction, de nidification, …

En plantant des espèces exotiques, on prend le risque d’introduire une espèce envahissante. Cette espèce va coloniser le milieu au détriment des espèces indigènes et il est très difficile de s’en débarrasser ensuite. Ces espèces sont considérées comme la première cause d’extinction des espèces animales et végétales dans le monde.

Les haies de thuyas et d’épicés présentes quasiment partout acidifient les sols, offrent peu de nourritures et aucune espèce ne s’y refuge. Elles ne représentent donc pas un choix judicieux de haie pour la biodiversité.

Planter et entretenir un arbre têtard

Un arbre têtard est un arbre taillé pour avoir un tronc court avec des bourrelets de cicatrisation formant des cavités. Ces cavités représentent un refuge pour de nombreuses espèces animales, végétales et de champignons.

En moyenne, un arbre têtard se taille tous les 3 ans mais il est possible d’attendre 6 ans dans certains cas. Il fournit ainsi du bois de chauffage.

Arroser le soir ou le matin

En arrosant tôt le matin ou tard le soir, cela permet de limiter l’évaporation de l’eau à cause de la chaleur. Ainsi vous aurez besoin d’arroser moins souvent et économiserez de l’eau.

Pailler le potager et les plantes

Le paillage permet de limiter l’évaporation de l’eau du sol et donc de diminuer l’arrosage. Il permet également d’éviter le développement des adventices*, de protéger contre le gel, d’éviter le compactage du sol et apporte de la matière organique au sol et à la microfaune.

Il existe de multiples paillis naturels : l’herbe tondue, la paille coupée, les écorces et copeaux de bois, les paillettes de lin, les feuilles mortes, les coques, les fougères sèches, …

Attention à bien adapter le paillis avec l’espèce de votre jardin.

*Adventices : plantes non désirées

Récupérer l’eau de pluie pour arroser

L’eau de pluie est gratuite et inépuisable. Votre jardin en profite déjà quand il pleut alors vous pouvez aussi récupérer l’excédent d’eau pour l’arroser quand il ne pleut pas.

Il n’est nullement besoin d’avoir une grosse cuve pour récupérer les eaux de pluies, un grand bac à la sortie de la gouttière peut suffire. Un petit collecteur d’eau de pluie est aussi très pratique.

Créer un mur en pierres sèches

Les murs en pierres sèches constituent des habitats spécifiques pour une faune et une flore variée. Ils représentent un bon moyen de délimiter un jardin ou une parcelle en favorisant la biodiversité.

Attention tout de même la construction d’un tel mur demande une certaine technique. Il est préférable de faire appel à un professionnel ou de se renseigner avant de commencer sa construction.

Fabriquer des refuges et des mangeoires

Fabriquer divers nichoirs, abris, mangeoires, … peut permettre à de nombreuses espèces de trouver un endroit pour se repose, se reproduire, se protéger, s’abriter, s’alimenter, …

Ces petites fabrications permettent de compenser un temps l’appauvrissement des ressources dans leur environnement et ainsi leur permettre de se renforcer dans l’espoir d’un avenir plus propice à leur développement. Il s’agit d’une solution à court terme pour traiter l’urgence de la disparition de la biodiversité, ce n’est en aucun une solution suffisante.

Garder un espace en friche ou semer une prairie fleurie

Laisser un espace non exploité et sauvage permettra à certaines espèces végétales et animales qui en ont besoin de trouver un endroit où se nourrir, se protéger, se reproduire, …

Une prairie fleurie peut aussi accueillir de nombreuses espèces en plus d’être une source d’alimentation pour les pollinisateurs. Elle est très facile à semer et ne demande aucun engrais ni entretien, seulement une fauche à l’automne. Les fleurs vivaces se sèment toutes seules et repartent l’année suivante.

Ne pas laver la voiture dans le jardin

Le lavage des voitures à domicile est interdit par la loi. Elle exige que les eaux usées du lavage soient traitées à cause de tous les métaux lourds, les hydrocarbures, les huiles, … qui sont accumulés sur la voiture.

L’usage de détergeant et des divers produits de nettoyage en plus polluent énormément le sol et les réseaux des eaux pluviales.


Ces quelques gestes écologiques peuvent permettre de protéger, maintenir et sauvegarder la biodiversité dans votre jardin et aux alentours.

En plus de son jardin, il est possible de mettre en place des écogestes au quotidien mais en vacances en faveur de la biodiversité.

La biodiversité est globale mais des actions locales surtout si elles sont suivis par un nombre important de personnes peuvent avoir un réel impact et faire changer les choses positivement et durablement.

crédit photo :Nikolay Maslov via Unsplash
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