L’anti-lutte biologique

Qu’est-ce que la lutte biologique ?

La lutte biologique, c’est le fait de lutter contre le vivant, contre des ravageurs, contre des prédateurs, contre des adventices (« mauvaises herbes »), contre ce qu’on appelle « les nuisibles ».

Dans la lutte biologique, on utilise des organismes vivants, appelés aussi auxiliaires de culture, contrairement à la lutte chimique. Cela peut être des prédateurs des ravageurs, des parasitoïdes, des agents pathogènes, des herbivores, etc.


Qu’est-ce que l’anti-lutte biologique alors ?

Au lieu d’appeler ces êtres-vivants des êtres nuisibles, on pourrait plus simplement les appeler des êtres non-désirés. Cela permettrait de nous rappeler que c’est nous qui avons décidé qu’ils étaient nuisibles et non la nature qui elle en a besoin. Cela nous permettrait aussi d’aborder le problème sous un autre angle.

Plutôt que de lutter contre eux, il serait plus intéressant au contraire de les intégrer à l’écosystème. Ainsi on pourrait les réguler, limiter leur impact négatif et profiter de leur impact positif. Le but n’est plus d’éradiquer une espèce mais de la contenir en-dessous d’un certain seuil.

Pour cela, il existe plusieurs méthodes et techniques que l’on peut mettre en place facilement pour s’assurer de la protection de nos cultures, nos ornements, etc.

Exemples :

  • planter des espèces en bordure plus intéressantes pour l’espèce non-désirée.
  • favoriser la présence d’auxiliaire de culture par la présence d’habitat propice à leur développement (haies, bandes enherbées ou fleuries, etc).
  • mélanger les espèces plantées ou élevées pour rendre plus difficile le repérage et l’accès aux espèces qu’on souhaite protéger.
  • etc.

Vers l’agro-écologie

Le résultat final, c’est qu’on ne lutte plus contre une espèce mais on en favorise d’autres pour que leur présence limite celle que l’on ne veut pas.

Cette méthode est utilisée en agroécologie qui associe les connaissances techniques et scientifiques en écologie à l’agriculture et l’agronomie.

En tant que conseillère en biodiversité, je propose des diagnostics écologiques globaux ou uniquement sur les auxiliaires de culture. Si vous souhaitez favoriser le développement de ces insectes, n’hésitez pas à me contacter.

Crédit photo : Budgme on pixabay
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